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Prise en charge des patients atteints de cancer

Pour améliorer l’égalité de prise en charge des patients atteints de cancer en région PACA et optimiser leur accès aux soins, l’Institut Paoli-Calmettes et le Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud accentuent leur collaboration en cancérologie à travers un accord - cadre de coopération.


L’Institut Paoli-Calmettes (IPC) est un centre régional de lutte contre le cancer. 
À ce titre, il est chargé d’une mission de service public en matière de cancérologie. Pour le CHICAS, Centre Hospitalier public de référence en cancérologie pour le département des Hautes-Alpes, l’IPC constitue officiellement un centre de recours.

Au-delà des « obligations institutionnelles », des partenariats fonctionnent depuis de nombreuses années déjà entre les équipes des deux établissements. La signature d’un accord-cadre de coopération marque leur volonté de s’impliquer encore plus dans un maillage efficient du territoire régional en cancérologie. L’objectif ? Améliorer l’égalité des patients en matière d’accès aux soins et de qualité de prise en charge, tout en favorisant au maximum les parcours de proximité.

Collaborer sur tous les fronts

Toutes les pathologies cancérologiques (tumeurs solides et néoplasies hématologiques) sont concernées. L’idée consiste à tout mettre en œuvre pour favoriser les échanges et les liens privilégiés entre praticiens, de façon à assurer le plus souvent possible aux patients du CHICAS une prise en charge locale de qualité, et à éviter la redondance d’examens. En cas de nécessité et selon les pathologies, l’IPC reste centre de recours pour ces patients, mais toujours dans l’optique d’un retour vers le centre thérapeutique de proximité.

Concrètement, les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) vont se développer. Il existe déjà des RCP régulières en hématologie et en onco-digestif, ainsi qu’une RCP polyvalente ORL - urologie – sein. À partir de la mi-2012, une RCP thématique spécifique cancer du sein sera mise en place.

Par ailleurs, la collaboration dans le domaine de la recherche clinique va elle aussi s’intensifier. Dorénavant, les équipes médicales du Centre Hospitalier de Gap – Sisteron pourront être intégrées dans les projets soumis par l’IPC en réponse aux appels d’offre ministériels et donc participer aux protocoles de recherche mis en œuvre par l’Institut Paoli – Calmettes. Plus de patients suivis à Gap, à condition qu’ils répondent aux critères d’inclusion, auront donc accès aux essais thérapeutiques innovants.

Onco hématologie, oncologie digestive et plastie mammaire : trois avenants pour un partenariat exemplaire

Trois thématiques ont donné lieu à la signature d’avenants à l’accord-cadre général. Il s’agit, à chaque fois, de faire bénéficier les patients du CHICAS des ressources humaines et techniques de l’IPC, dans des domaines où le CHICAS ne dispose pas ou plus des compétences.

Premièrement, afin de permettre la prise en charge et le suivi, sur Gap, des patients atteints d’une hémopathie maligne, l’Institut Paoli-Calmettes met l’un de ses praticiens onco-hématologues à la disposition du Centre Hospitalier Intercommunal des Alpes du Sud. Dans une logique d’appui, une consultation avancée d’onco-hématologie a vu le jour depuis le 4 novembre dernier (lire le témoignage de Diane Coso, onco hématologue à l’IPC, dans l'article suivant). Cette consultation, pour l’heure mensuelle, pourrait très vite être programmée tous les 15 jours.

Deuxièmement, une prise en charge spécifique est prévue pour les patients relevant de l’oncologie digestive. Lorsque la technique d’exploration et/ou thérapeutique requise n’est pas disponible sur le site de Gap (certains actes de radiologie interventionnelle, écho-endoscopies avec biopsies guidées, etc.), les patients vont être systématiquement orientés, avec leur accord, vers l’IPC. Ils bénéficieront ainsi de la montée en compétence diagnostique, thérapeutique et technologique de pointe de l’IPC en matière d’oncologie digestive. À terme, pour toujours mieux répondre aux besoins, des praticiens spécialisés en oncologie digestive pourraient travailler en temps médicaux partagés sur les deux centres.

Quant au troisième avenant, il vise à favoriser l’accès des patientes à la plastie mammaire, technique actuellement non disponible à Gap. A la demande des praticiens de Gap – Sisteron, les patientes prises en charge dans le cadre du traitement d’un cancer du sein, nécessitant une reconstruction mammaire, bénéficieront d’une orientation préférentielle ciblée vers l’IPC.

Témoignage de Diane COSO, onco hématologue à l'IPC

« En allant à Gap, je me sens encore plus utile.
Nous organisions déjà une visioconférence pluridisciplinaire en onco hématologie avec Gap, les 1er et le 3ème jeudi du mois, Mais Gap est un hôpital très actif et le besoin d’effectuer une consultation en direct s’est fait sentir de plus en plus.

Depuis peu, je vais donc à Gap le 3ème jeudi de chaque mois, pour une consultation particulièrement dense d’une quinzaine de patients. Il s’agit soit de nouveaux patients, que je vois pour la consultation d’annonce et pour lesquels nous organisons la prise en charge au maximum sur le site, soit du suivi de patients. Je reçois également des patients en situation de rechute ou pour lesquels il y a des complications. La plupart du temps, nous leur évitons le déplacement à Marseille. Seuls les personnes qui nécessitent des traitements plus lourds, une greffe ou autre, sont renvoyés sur l’IPC.

Sur la journée, je conserve toujours une heure pour une réunion de travail avec les médecins de Gap. J’apporte mon expertise. Les équipes se rendent très disponibles : par exemple, si j’ai besoin d’un scanner en urgence… J’ai également une secrétaire à ma disposition. Le système fonctionne très bien. Je trouve l’expérience très intéressante et je prends plaisir à travailler avec mes collègues de Gap. »